Le fraiseur et le serpeur…

Beau soleil aujourd’hui !! je suis allé faire un tour de moto à la Pointe du Roselier pour y retrouver mes potes de planeurs qui faisaient joujou avec le vent…

J’y ai retrouvé avec grand plaisir Yann, un pote que je n’avais pas vu depuis longtemps…  Quand nous volions et construisions ensemble, il avait pondu un petit poème sur les mérites comparés de la construction manuelle  » à la serpe  » et numérique  que nous pratiquions avec bonheur mon pote Ronan et moi. Je ne résiste pas a l’envie de vous le faire lire. Je vous laisse imaginer lequel des deux je suis

Le Fraiseur et le Serpeur.

Deux compères, fort épris de machines volantes,
Avaient, pour les construire, des façons différentes.
L’un ; de la fraise, préconisait l’usage,
L’autre ; que la serpe valait bien le fraisage !
Je ne sait s’il y eu, ou non abus de rhum,
Mais ceci arriva un jour sur le forum.
Il fallut bien tirer les choses au clair.
Et, pour ce faire,
Chacun ayant ses arguments,
Il fut décidé d’engager jugement.
Un goéland marin, expert en choses qui volent,
Voulut bien siéger en juge bénévole.
Le jour dit, et par un vent propice,
Tout le monde se retrouve sur le lieu de justice.
Limande à la serpe, Excalibur à la fraise,
Furent présentés au juge, qui semblait fort à l’aise.
Se dandinant de l’un à l’autre,
Tapant du bec, par ci, par là, de temps à autre,
L’auguste volatile, inspecta, scrupuleusement,
Et, pour la première phase de son jugement,
Déclara : « Ces choses manquent de plumes,
Si elles étaient vivantes, elles pourraient craindre un rhume !
Mais je ne vois là que peu de différence.
Passons donc à la phase de référence. »
Et notre juge, dans un vol élégant,
Pris un peu de hauteur pour le test suivant.
Nos deux compères, chacun à leur tour
Lancèrent leur modèle et firent tout pour
Impressionner le juge, et gagner cette affaire.
« En voilà des façons de voler pattes en l’air
Et d’avoir le croupion au dessus de la tête ! »
Dit notre juge, très loin d’être à la fête.
« Si c’est comme ça que vous aimez voler
Risquant à chaque instant de vous faire étaler,
Je vous trouve aussi fou l’un que l’autre.
Cependant, je vais être bon apôtre,
Et donner, maintenant, ma sentence.
Je ne puis, entre vous, faire la différence. »
La morale de ceci ? Peu importe l’outil dont vous faites usage,
Il importe plus de mettre tout son cœur à l’ouvrage.
Et nos compères s’allièrent sur un projet commun :
L’Armor’k, bientôt, sortira de leurs mains.

Merci encore au juge pour son impartialité 😉 et au conteur pour son talent !!

Gouelle

le contenu de ce blog montre que j’ai évolué,  et que je ne renie pas le travail manuel, même si je continue de faire des machines pour faire des machine qui font des machines… ( private Joke )

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